2 mai 2014

Les 5 meilleurs choix de 1er tour de l'histoire des Vikings

Vikings Draft // Top 5 [Vidéos]

En 1998, il martyrise les Cowboys à lui tout seul
Alors que la draft se profile à l'horizon et que le suspense persiste quant à la façon dont les Vikings vont utiliser leur 8e choix général, faisons un retour dans le passé sur le pire et le meilleur des choix de premier tour de l'histoire de la franchise. Après le pire, place au meilleur.

5. Chris Doleman - DE - Pittsburgh - 4e choix en 1985
Stats et distinctions en carrière avec les Vikings : 154 matchs, 96,5 sacks, 5 interceptions et deux touchdowns. 6 Pro Bowls, triple All-Pro, NFL 1990s All-Decade Team, Hall of Famer.

Avant qu'un certain Jared Allen ne passe par là, Chris Doleman était la référence en matière de sacks dans le Minnesota. Outside linebacker reconverti en defensive end, une idée de génie, le produit des Pittsburgh Panthers s'est mué en véritable machine à sacks. Inarrêtable. Inépuisable. Un calvaire pour les bloqueurs. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 

Après un début de carrière au ralenti et seulement 3,5 sacks en deux saisons, replacé à l'extrémité de la ligne défensive, il se jette à corps perdu dans la chasse aux passeurs. Et il le fait à merveille. Multipliant les saisons à plus de 10 sacks. Au somment de son art, il enregistre 21 sacks en 1989, record de franchise à l'époque.


En 1992, il est honoré du titre de défenseur de l'année au terme d'un exercice au cours duquel il accumule 14,5 sacks, 64 plaquages, 6 fumbles forcés, 3 recouverts et un pick-six. Des chiffres qui font rêver. Espérons que Everson Griffen et son gros contrat suivront l'exemple.


4. Alan Page - DT - Notre Dame - 15e choix en 1967
Stats et distinctions en carrière : 173 sacks, 28 blocks et 23 fumbles recouverts. 9 Pro Bowls, sextuple All-Pro, quadruple champion de la NFC, DPOY en 1970 et 1973, MVP en 1971.

Jim Marshall, Carl Eller, Gary Larsen et Alan Page. À eux quatre, ils forment l'une des lignes défensives les plus redoutées de l'histoire de la ligue. Dans les années fastes des Vikings, les "Purple People Eaters", comme on les appelle, emportent tout sur leur passage. Clé de voute d'une défense qui emmènera la franchise jusqu'au Super Bowl à quatre reprises, Alan Page n'a pas tardé à être introduit au Hall of Fame une fois les crampons mis au placard.

Drafté en 15e position en 1967, il n'est pourtant pas le premier joueur sélectionné par les Vikings cette année-là. Comme en 2013, les Violets recrutent non pas un, ni deux, mais trois joueurs au premier tour. Des choix notamment hérités du transfert de Monsieur Fran Tarkenton vers les New York Giants. Malgré des carrières honorables, Gene Washington et Clinton Jones, tous deux en provenance de Michigan State, ne marqueront pas l'histoire de la franchise, eux.

Intelligent, travailleur, rapide, vif. Alan Page a accumulé des statistiques incroyables au cours de sa longue carrière, faisant preuve d'une longévité et d'une régularité remarquables. Joueur agressif, avec une philosophie de jeu bien particulière, il a mené la vie dure aux quarterbacks de la ligue. Une vieille tradition du côté du Minnesota.
"Un défenseur doit se voir davantage comme un agresseur qu'un protecteur" - Alan Page



Defensive tackle vorace, dévoreur de quarterbacks, il est le premier joueur défensif à recevoir le titre de MVP. Seule l'icône des Giants Lawrence Taylor parviendra à l'imiter. Élu à deux reprises joueur défensif de l'année, il a décroché son billet pour le Pro Bowl neuf saisons d'affilée. Figure emblématique de la franchise des 1000 lacs, son numéro 88 a été retiré. Un moindre mal pour le meilleur defensive tackle de l'histoire de la ligue. John Randle, Pat & Kevin Williams lui ont dignement succédé. Au tour de Sharrif Floyd et Linval Joseph de reprendre le flambeau.


"Vous ne passerez pas!"
3. Randall McDaniel - G - Arizona State - 19e choix en 1988
Distinctions en carrière avec les Vikings : 190 matchs, 12 Pro Bowls, 9 fois All-Pro, NFL 1990s All-Decade Team

Drafter un lineman offensif au premier tour est souvent une valeur sûre, l'assurance de ne pas faire d'erreur de casting. Mais ça n'est pas non plus la meilleure façon de soulever l'enthousiasme des fans. À condition que celui-ci se mue en un joueur du calibre de Randall McDaniel.

Longévité et régularité. Difficile de mieux résumer son incroyable carrière. À l'une des positions les moins sexy de la ligue, le mastodonte en provenance du désert de l'Arizona a su s'imposer comme l'un des tous meilleurs de l'histoire. Et il n'a pas attendu longtemps pour se faire un nom. Dès sa première saison en 1989, il est estampillé pro bowler. Une étiquette qui lui collera à la peau jusqu'en 2000. Sous les couleurs des Vikings, ce sont pas moins de 12 Pro Bowls que McDaniel va enchaîner. Seuls Champ Bailey et Will Shields ont participé autant de fois à l'événement. 

1,91 m et 130 kilos de muscles, large protection autour de la nuque, visière fumée, sur le terrain Randall McDaniel est terrifiant. Véritable montagne infranchissable, rares sont les left guards à avoir autant dominé le jeu que lui. Dans son sillage, aussi bien à Minneapolis qu'à Tampa, où il a fini sa carrière, ce sont pas moins de six running backs différents qui ont couru plus de 1000 yards et cinq passeurs lancé plus de 3000 yards. En 1998, année de rêve conclue sur un cauchemar, il ne concède que 1,5 sacks. Emmenée par Randall McDaniel, la ligne offensive permet à Robert Smith et Leroy Hoard de parcourir en moyenne 5,6 yards par course. 

En grand collectionneur, il a également multiplié les apparitions dans l'équipe All-Pro (9) ou encore l'équipe type de la NFC (10). C'est sans surprise qu'il a rejoint le Hall of Fame en 2009. Même à 49 ans, il serait certainement meilleur que Charlie Johnson pour verrouiller le côté gauche de la ligne offensive.
 
2. Randy Moss - WR - Marshall - 21e choix en 1998
Stats distinctions en carrière avec les Vikings : 113 matchs, 587 réceptions, 9316 yards et 92 touchdowns. ROY en 1998, 5 Pro Bowls, triple All-Pro, NFL 2000s All-Decade Team.

Lorsqu'ils sélectionnent Randy Moss en 21e position en 1998, les Vikings ne doivent pas en croire leurs yeux. Bien des franchises ont dû avoir la même réaction après avoir vu le rookie éclabousser la ligue de son talent durant toute la saison. Comment avoir pu laisser filer un joyau pareil. L'explication doit se trouver dans ses autres exploits, ceux en dehors du terrain, qui ont certainement refroidi les ardeurs de plus d'une équipe. Une aubaine pour les Violets, un crève-cœur pour leurs rivaux. Savant cocktail talent, de vitesse, d'habileté, de concentration, d'exubérance, Randy Moss est un joueur à part. Explosif. Fantasque. Imprévisible. Sûr de lui. Pour le meilleur et pour le pire.

Dès son premier match, Moss donne le ton. Deux touchdowns longue distance contre les Bucs. Les défenseurs n'ont pas fini d'entendre parler du phénomène. Les Packers doivent encore en faire des cauchemars. En deux confrontations face à Green Bay il engrange 343 yards et 3 touchdowns. Le jour de Thanksgiving, il fait vivre un supplice au secondary de Dallas. Bilan du carnage : 3 réceptions, 163 yards et 3 touchdowns. La semaine suivante il récidive en atteignant trois fois la terre promise contre Chicago. Randy Moss conclut sa saison record avec 69 réceptions, 1313 yards et 17 touchdowns (un record).



La suite n'est pas vraiment différente. Cinq nouvelles saisons à plus de 1000 yards, cinq autres à plus de 10 touchdowns. Qu'il arbore des cheveux courts, des dreads ou son inimitable touffe, les défenses ne savent pas comment l'arrêter. Des performances stratosphériques semaine après semaine, saison après saison. Ajoutez-y une pleine lune un soir de Monday Night au Lambeau Field et vous obtenez l'un des joueurs les plus aimés de l'histoire de la franchise. Véritable icône des Vikings du début des années 2000.

Une histoire d'amour achevée brutalement. Après un début de saison tonitruant et 8 touchdowns à la clé en 2004, Randy Moss se blesse au talon d'Achille face aux Saints. La semaine suivante, il est sevré de ballon pour la première fois de sa carrière face aux Titans. Rebelote le dimanche suivant contre les Giants. Préservé au cours des trois semaines qui suivent, il rate la barre des 1000 yards pour la toute première fois.

Le 2 mars, il est envoyé à Oakland. Un échange grâce auquel les Vikings drafteront Troy Williams, un joueur dont la médiocrité n'avait d'égal que le talent de Randy Moss. Un beau gâchis. Une page se tourne pour les Vikings. Le #84 s'est envolé vers d'autres cieux. Les retrouvailles ratées de 2010 sonneront définitivement la fin de l’idylle. Un autre #84 pourrait rapidement remplacer Moss dans le cœur des fans. Un certain Cordarrelle Patterson.



1. Adrian Peterson - RB - Oklahoma - 8e choix en 2007
Stats distinctions en carrière avec les Vikings : 103 matchs, 2033 courses, 10115 yards, 5 yards par course, 86 touchdowns. 6 Pro Bowls, MVP 2012, triple All-Pro, ROY 2007 et recordman de yards en une rencontre (296 en 2007 contre les Chargers).

Rarement un joueur des Vikings n'aura été aussi emblématique. À seulement 29 ans, Adrian Peterson est déjà l'image de la franchise. Et s'il fait le bonheur des fans du Minnesota depuis 2007, on le doit en grande partie à son passif de blessures à Oklahoma qui l'a légèrement fait glisser. Après un certain Jamarcus Russell, pour ne citer que lui... Et à l'image de Randy Moss, il ne va pas tarder à combler les Violets. 

Dès sa première sortie, il franchit la barre des 100 yards et lâche les chevaux sur un déboulé de 60 yards jusqu'en terre promise sur une courte passe de Tarvaris Jackson. Les trois semaines suivantes, il éclipse à nouveau les 100 yards. Et ça n'est que le début du show. Le déjà fameux "he's loose" du commentateur Paul Allen est en train de devenir un tube. Et il n'est pas près de se démoder. Bien reposé après le bye week, il écrabouille la défense des Bears. 224 yards et trois touchdowns, le bilan est lourd. La foudre vient de frapper pour la première fois. Et elle va de nouveau frapper, trois semaines plus tard, contre les Chargers.

   

296 yards. Pour un petit yard, Peterson éclipse l'ancienne référence de Jamal Lewis. Au terme d'une rencontre débridée et historique à plus d'un titre les Vikings l'emportent grâce au récital de leur coureur. À coup de courses tout en puissance et en détermination, en changements de direction et en explosivité, il a raison de la défense des Chargers. Sans un plaquage illicite au niveau du col, il aurait très probablement franchi la barre des 300 yards. Woulda coulda shoulda.

Même face à l'attaque unidimensionnelle des Vikings, la saison 2009 mise à part, les défenses sont impuissantes. Rien n'arrête All Day qui continue d'avaler les yards à vitesse grand V saison après saison. Même une double rupture des ligaments croisés ne l'arrête pas. Véritable extraterrestre, il revient même plus fort que jamais et martyrise les défenses dans une saison record. Ou presque.



Le genou en compote à Noël 2011, les chances de voir Adrian Peterson débuter la saison semblaient maigres. C'est mal connaître le bonhomme. En semaine 1, face aux Jaguars, il est bien là. Après six bonnes semaines, il enclenche le mode surhomme. 153 yards contre Arizona, 123 contre Tampa, 182 à Seattle, les yards s’accumulent à pleine vitesse, 171 contre Detroit, 108 à Chicago, 210 à Green Bay, les compteurs s'affolent, 154, 212, 86 à Houston, baisse de régime? Non. La semaine suivante, en conclusion de la saison régulière et avec les playoffs et un record en ligne de mire, il ravage la défense des Packers et termine avec 199 yards. Le ticket pour la postseason en poche, mais à 9 petits yards du record mythique d'Eric Dickerson. 

La saison dernière, bien des observateurs ont beau clamer que Peterson est en nette perte de vitesse, il signe sa sixième saison à plus de 1200 yards et 10 touchdowns. Avec un passif de blessures lourd à l'université, AP était un joueur à risque. Un risque payant. En sept saisons dans la NFL, les défenses n'ont toujours pas trouvé comment l'arrêter. Et elles n'y parviendront probablement jamais. Le record d'Emmitt Smith pourrait avoir chaud aux fesses. Peterson s'est mis en tête de le battre. Et lorsque l'on connaît la détermination du coureur, tout semble possible.

Il rate le cut de peu : Kevin Williams, 9e choix en 2003 et membre éminent du Williams Wall, il a été l'âme de la redoutable défense contre la course des Violets pendant de nombreuses années. Pourtant ce premier tour aurait pu tourner au fiasco après que les Vikings, en pleines tractations pour un éventuel trade down, aient laissé filer l'horloge et vu les Jaguars et Panthers leur filer devant. Plus de peur que de mal au final.


 

Mentions honorables : Percy Harvin (2009), Joey Browner (1983), Ron Yary (1968), Chuck Foreman (1973), Robert Smith (1993, les Vikings savent aussi drafter des bons RBs au 1er tour), Car Eller (1964), Chad Greenway (2006) et Daunte Culpepper (1999).

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