9 mai 2014

Draft 2014 // 1er tour : Teddy Bridgewater [Vidéo]

32e choix : la surprise du chef


Que serait une première journée de draft sans quelques allers et venus des Vikings? Après avoir drafté deux joueurs au premier tour en 2012 et trois lors de la dernière édition, Rick Spielman a récidivé. Le manager général n'a pas résisté à l'appel du quarterback. Non content d'avoir renforcé la défense en début de soirée, il a sacrifié un choix de 2e tour et un de 4e pour s'emparer de la place des Seahawks et drafter, in extremis, un passeur. L'heureux élu : Teddy Bridgewater.

Teddy Bridgewater  Quarterback  21 ans  Junior  Louisville Cardinals
Position dans la draft : 32e choix
Taille : 1,91m
Poids : 93 kilos
Stats en 2013 : 13 matches, 71% de passes complétées, 3970 yards, 31 touchdowns, 4 interceptions

En bref 

A l'orée de la saison 2013, Teddy Bridgewater est LE quarterback. L'homme à suivre. Celui dont le nom retentira à coup sûr le premier le jour J. Neuf mois plus tard, au prix d'une dégringolade fulgurante, sa place au premier tour n'est même plus assurée. Après un Combine décevant et un Pro Day calamiteux, les observateurs réalisent soudain que ses mains sont trop petites. Pourtant cela ne l'a pas empêché de gagner et d'éblouir ces mêmes observateurs quelques mois plus tôt. Au terme d'une campagne de dénigrement nourrie, Bridgewater se retrouve dans l'incertitude. Après avoir tenté, en vain, de monter un échange avec les Eagles pour (peut-être?) mettre la main sur Johnny Football, les Vikings se replient sur le moins fantasque lanceur de Louisville. Celui que tout le monde déclarait NFL-ready en novembre. Une bonne affaire? Peut-être bien.

8 mai 2014

Draft 2014 // 1er tour : Anthony Barr [Vidéo]

9e choix : le diamant brut

En véritable prédateur, Anthony Barr guette sa proie
Visiblement peu convaincus par la cuvée de quarterback millésime 2014, difficile de leur donner tort, les Vikings on préféré consolider la défense. Bien leur en a pris. Cornerback, safety, linebacker. Les scénarios étaient multiples, ils ont finalement opté pour un linebacker au profil de pass rusher. De la vitesse et du physique. Mike Zimmer souhaite imprimer sa patte dans sa nouvelle défense. Pourquoi pas. Il avait beau être attendu dans le top 10, ce choix laisse un peu perplexe.

Anthony Barr – Outside Linebacker – 22 ans – Senior – UCLA Bruins
Position dans la draft : 9e choix
Taille : 1,96 m 
Poids : 116 kilos  
Vitesse : 4.44 au 40-yard dash lors du pro day de UCLA
Stats en carrière : 27 matchs, 148 plaquages dont 41.5 pour perte, 23.5 sacks, 9 fumbles forcés, 6 pass défendues
Récompenses : Consensus All-American (2013); First-Team All-Pac-12 (2012, 2013); 2013 Lott IMPACT Award winner; Finalist des trophées Lombardi, Bednarik et Butku.

En bref

Fullback au cours de ses deux premières saisons en Californie, Anthony Barr n'a pas vraiment fait d'étincelles. Reconverti en linebacker pas Jim Mora, il s'est mué All-American et a engrangé 23,5 sacks lors de ses deux dernières années à UCLA. Mieux encore, en 2013 il a été honoré du Lott Trophy, décerné au meilleur défenseur du pays. Un CV bien garni et plutôt séduisant. Il lui a fallu deux petites saisons pour se hisser parmi les tout meilleurs linebacker. Un poste auquel il n'avait jamais évolué auparavant. Son attention a été phénoménale. 

2 mai 2014

Les 5 meilleurs choix de 1er tour de l'histoire des Vikings

Vikings Draft // Top 5 [Vidéos]

En 1998, il martyrise les Cowboys à lui tout seul
Alors que la draft se profile à l'horizon et que le suspense persiste quant à la façon dont les Vikings vont utiliser leur 8e choix général, faisons un retour dans le passé sur le pire et le meilleur des choix de premier tour de l'histoire de la franchise. Après le pire, place au meilleur.

5. Chris Doleman - DE - Pittsburgh - 4e choix en 1985
Stats et distinctions en carrière avec les Vikings : 154 matchs, 96,5 sacks, 5 interceptions et deux touchdowns. 6 Pro Bowls, triple All-Pro, NFL 1990s All-Decade Team, Hall of Famer.

Avant qu'un certain Jared Allen ne passe par là, Chris Doleman était la référence en matière de sacks dans le Minnesota. Outside linebacker reconverti en defensive end, une idée de génie, le produit des Pittsburgh Panthers s'est mué en véritable machine à sacks. Inarrêtable. Inépuisable. Un calvaire pour les bloqueurs. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 

Après un début de carrière au ralenti et seulement 3,5 sacks en deux saisons, replacé à l'extrémité de la ligne défensive, il se jette à corps perdu dans la chasse aux passeurs. Et il le fait à merveille. Multipliant les saisons à plus de 10 sacks. Au somment de son art, il enregistre 21 sacks en 1989, record de franchise à l'époque.


En 1992, il est honoré du titre de défenseur de l'année au terme d'un exercice au cours duquel il accumule 14,5 sacks, 64 plaquages, 6 fumbles forcés, 3 recouverts et un pick-six. Des chiffres qui font rêver. Espérons que Everson Griffen et son gros contrat suivront l'exemple.

1 mai 2014

Les 5 pires choix de 1er tour de l'histoire des Vikings

Vikings Draft // Top 5 [Vidéos]

Quand on est receveur, c'est embêtant de ne pas savoir attraper le ballon
Alors que la draft se profile à l'horizon et que le suspense persiste quant à la façon dont les Vikings vont utiliser leur 8e choix général, faisons un retour dans le passé sur le pire et le meilleur des choix de premier tour de l'histoire de la franchise. Pour ouvrir le bal, place au pire.

5. Christian Ponder - QB - Florida State - 12e choix en 2011
Stats en carrière avec les Vikings : 36 match, 60.2%, 6436 yards, 38 touchdowns, 34 interceptions et 77.3 de rating

Christian Ponder est la définition même du reach. Ce joueur dont on a besoin, mais que l'on sélectionne trop haut. Bien trop haut. Après la retraite de Brett Favre, les Vikings se devaient de trouver un quarterback d'avenir. Après que Cam Newton, Jake Locker et Blaine Gabbert (bust en puissance) se soient envolés, ils cèdent à la panique et jettent leur dévolu sur Ponder. Erreur de jugement.

Sensé patienter derrière Donovan McNabb durant sa première année, Ponder se retrouve rapidement dans la peau du titulaire après que le vétéran ait fait étalage de toute sa médiocrité. Ses débuts son cahoteux, mais il a l'excuse de la jeunesse. En 2012, il continue de souffler le chaud et le froid, mais profite de l'effet Adrian Peterson. La saison dernière, plus d'excuse. Avec l'expérience, une escouade de receveurs décente et un MVP à ses côtés, Ponder déçoit. Une fois de plus. Malgré quelques flashs, notamment grâce à de remarquables qualités athlétiques, il faut se rendre à l'évidence : il n'est pas l'avenir de la franchise. Trop d'erreurs de jugement, de mauvaises décisions dans les moments clés, d'interceptions évitables. Christian Ponder est un joueur passionné, appliqué, intelligent, attachant même, mais à qui il manque les armes nécessaires pour prendre en main la destinée d'une franchise.

En 2011, les Bengals draftent Andy Dalton 23 choix plus tard. Les 49ers sélectionnent Colin Kaepernick juste après. Preuve qu'avec un peu plus de patience et de flaire, le talent était là. Même au 2e tour. Rick Spielman n'a pas toujours eu le nez creux. Espérons qu'il ne rééditera pas la même erreur le 8 mai prochain.

29 avril 2014

Minnesota Vikings 2014 // Épisode #1 - L'avant-draft

Préparer l'avenir (Janvier - Avril)

Le nouveau head coach des Vikings a fière allure. Nan?
À moins de deux semaines de la draft, c'est l'occasion de revenir sur l'intersaison des Vikings et de se projeter vers le week-end du 8 mai. Free agency, draft, calendrier, nouveau stade. Tour d'horizon de l'actualité des Violets.    

NETTOYAGE DE PRINTEMPS AVANT L'HEURE

Commençons par le commencement. Avant de se plonger dans la free agency et de papoter de la draft à venir, il convient de rappeler que... nous avons un nouveau coach! Leslie Frazier a eu sa chance, il n'a pas su la saisir. Certains diront qu'il aurait mérité davantage de temps, ça n'était pas l'avis de Ziggy Wilf, le big boss de la franchise, qui a décidé de faire tabula rasa.

Au lieu de débattre du passé, parlons de l'avenir et donc du nouveau head coach des Vikings : Mike Zimmer. Tête pensante de la défense des Bengals pendant 5 saisons, c'est son premier job à la tête d'une équipe de la ligue. Et il était temps. À l'image d'un Bruce Arians, il détient toutes les qualités et le charisme pour s'épanouir dans ce nouveau rôle. Et quoi de mieux qu'une franchise en reconstruction pour imprimer sa patte. 

Fin stratège défensif, il est reconnu pour sa capacité à rehausser le niveau des defensive backs. Ça tombe bien. À vrai dire, son arrivée est une bonne nouvelle pour l'ensemble de l'escouade défensive. Offensivement, c'est Norv Turner qui tiendra les rênes. Ce dernier est connu pour ses talents de développeur de jeunes quarterbacks. Là encore, bonne nouvelle! Il ne risque pas d'être déçu.